CHILOÉ / QUEMCHI : un petit port bien tranquille … dans les pas de Francisco COLOANE…

Le bus poursuit sa route entre les collines ..

Encore un pente bien raide qui descend vers la mer.

Le bus me dépose là, à l’entrée du petit port ;  il est 11h, personne ; .. le village dort encore ; je suis là, face à une très large baie que la marée a vidée, laissant sur le sable des bateaux de pêche et leurs filets comme des épaves abandonnées ..

Ces jaunes et bleus si intenses dans la lumière du matin inspireront bien une aquarelle à mon retour ! Clin d’œil à Alice ma prof de peinture ! 

Je me retourne ; et surprise, je suis devant « mon » hospedaje  !..

le chauffeur ne m’a pas laissé la par hasard !

1er étage, vue sur le port ! Le rêve !

Jorge Fernando propriétaire du lieu, est bien surpris de voir une voyageuse « sola » à cette heure (presque) matinale.. 

Ici aussi comme par la suite je serai seule dans l’auberge ! 

Pas de touriste ! Par peur de la révolution sociale dans le pays ils sont partis ailleurs ! 

.. j’aurai donc la meilleure chambre vue sur mer qui me donnera droit ce soir à l’un des plus beaux couchers de soleil de ma vie !

QUEMCHI village natal de Francisco COLOANE

Pour moi un incontournable pélerinage !

Qu’on le veuille non, à Quemchi, on ne peut « échapper » à Francisco Coloane ! Il est présent partout dans le village : un petit musée, une grande statue sur la Plaza Centrale, une large mosaïque à côté de l’église ! .. et la voix des habitants qui parlent avec émotion de leur « héros » !

Casa Museo : la « maison-musée » de Francisco COLOANE

Le village s’étend sur 2 à 3 km en bord de mer ; Jorge Fernando, pas débordé par son activité touristique, m’emmène découvrir sa ville.

Entrée du musée, côté rue. L’ilustration fait référence à son père, premier chasseur au harpon de la région !
La « Casa Museo » vue côté bord de mer


Je suis seule dans le jolie petite « maison-musée » qui n’est pas la maison de Coloane dont la famille vivait à Huite.., un hameau à quelques enjambées de Quemchi.. Sur deux étages, a été reconstitué le décor de la maison familiale, avec quelques objets familiers ayant appartenu à Coloane.

La jeune fille -« volontaire » ! me précise-t-elle, m’offre une visite privée de la modeste maison, tout étonnée de rencontrer une touriste qui a lu ses livres !

Au centre de la place du village, à deux pas de l’église ..(du sapin et de la crèche), et de l’aire de jeux pour enfants..
Et à quelques mètres, de l’autre côté de l’église, une mosaïque de 6 (?) mètres de longueur !

A l’heure du déjeuner le village s’éveille ; aujoird’hui dimanche, le seul resto du village se remplit des familles : ambiance chaleureuse pour déguster la pêche de la veille « sierra Al…. « 

Bien servie par Maria MAHUEL HUENVERA, descendante des Huilliches, qui me réclame des photos !

Deux grandes journées ne seront pas de trop pour m’imprégner des couleurs de ce petit port

On dit que c’est à Quemchi qu’on relève les plus grands écarts de niveau entre deux marées.

marée basse et marée haute

Un vieux livre de l’île ajoute : « l’eau est profonde près du rivage et il n’y a pas de houle : « on ne connaît pas d’autre lieu de l’Amérique du Sud qui réunissent ces 3 conditions aussi favorables pour le carénage des navires »

Hier, comme à chaque arrivée dans un lieu nouveau, j’ai cherché jour et heure du prochain bus pour mon étape suivante : TENAUN

Un vrai jeu de piste dans le village à la recherche de l’info ! ..si rares sont les liaisons avec Tenaun !

Conclusion : Si je ne veux pas passer la semaine entière à Quemchi, il faut que j’attrape l’unique bus de demain après-midi !

.. et jusqu’au dernier quart d’heure avant le départ, je ne serai pas sûre de son passage (1) ! Annoncé pour midi, il partit à 14.00 !

Dommage !, je serais bien restée un jour de plus dans ce village très attachant.

Derniers coups d’oeil sur le port ! AU LOIN LES SOMMETS ENNEIGÉS DE LA CORDILLIÈRE !!

(1) dernière émotion : lorsque je suis arrivée l’arrêt de bus, pour le bus qui devait passer à midi, j’ai appris quil arriverait 2 heures plus tard ! ..Bon, l’idée d’avoir le temps d’avaler un dernier poisson grillé au resto « El Chejo » n’étant pas pour me déplaire .., je confiais mon sac à la « « vendeuse » de billets qui l’enferma dans sa cabane, me jurant qu’elle ne bougeait jamais de la journée.

.. sauf qu’à 13.30 personne, 14.00 personne ; le chauffeur un bus attendait pour partir et personne ne savait où était Rosa ! …et personne d’autre qu’elle n’avait la clé de la cabane ;

.. mais, miracle !, à la minute où le chauffeur, fermant son coffre à bagages me dit « Désolé Madame, je dois partir », j’aperçus au loin une femme qui arrivait en courant agitant une clé ! Ouf !

A trente secondes près, je passais le réveillon à Quemchi !!

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