Le Parque Nacional « TORRES DEL PAINE », les 3 Tours : un peu d’histoire !

Jeudi 15 janvier 2020.. :

Ce matin je prends la route pour « LE PARC » :

Mythique ..! : situé entre la Cordillère des Andes et la steppe de Patagonie, à 100 km au Nord de Puerto Natales, ses paysages font rêver le monde entier !

.. Il tient son nom de trois formations granitiques de (trois pics : les Torres del Paine) emblématiques du massif del Paine. Le Parc appartient administrativement à la XIIe région de Magallanes et de l’Antarctique chilien et à la province de Última Esperanza.

Photo JMPicard 2012

D’une surface de 181 414 hectares (ou 242 242 ha selon les sources), le parc est créé le 13 mai 1959. Il est déclaré réserve de biosphère, le 28 avril 1978 par l’UNESCO. Ce parc est géré par un organisme chilien, la Corporación Nacional Forestal (CONAF) dont la principale fonction est la conservation des paysages, des écosystèmes, des espèces et de la diversité génétique du massif del Paine. Sa surface se caractérise par son hétérogénéité paysagère, où convergent des montagnes, des glaciers, des vallées, des étangs et de grands lacs.

Photo VP 16.01.20

.. Depuis l’enfance déjà, sur les bancs de l’école de ma Normandie natale, les images des 3 Torres et le petit lac couleur menthe de mon livre de géographie (classe de géologie : 4ème ! 😉) m’avaient semblé totalement irréelles : de ma tête d’enfant habituée à scruter l’horizon depuis la côte d’Opale pour tenter d’apercevoir l’Angleterre !, comment imaginer que de tels pics puissent exister ..quelque part ? Pourtant ces images (et l’Angleterre !!) m’emportaient loin, ouvrant la porte au rêve ..de voyage déjà ? peut-être !

Aujourd’hui, alpinistes professionnels ou amateurs, randonneurs de tous âges .. , tous ont en tête « l’histoire des premiers » qui partirent à l’assaut de ses pics vertigineux et déchiquetés ! .. un défi que certains tentèrent, au risque de leur vie.

– Tour Sud « Agostini » : 2850 m

– Tour Centrale : 2800 m

– Tour Nord : 2254 m (2600 ?)

Un peu d’histoire ! :

  • D’abord les noms !..:

Paine vient du mot payne signifiant « bleu ciel », issu du mapudungun, une langue amérindienne. Dans la zone géographique du massif, cette langue n’est pas parlée, mais l’usage du mot viendrait de l’éclaireur chilien Santiago Zamora, originaire de la région centrale du Chili, qui explora la zone dans les années 1870 et qui servit de guide aux expéditions de reconnaissance de Tomas Rogers en 1877 et 18791,2. Plusieurs lieux se trouvant dans la région centrale du Chili portent ce nom, par exemple la commune de Paine.

Puis le nom de  » Big Walls de Patagonie » !!, qui fut attribué plus tard à l »ensemble des sommets de Patagonie par les alpinistes professionnels pour definir « une trilogie entre les tours du Paine (Chili), El Chaltén et Cerro Torre (Argentine) ».

Une planète à  part dans le monde de l’escalade. Leur pouvoir d’attraction est cependant irrésistible. Elles sont élitistes, elles ne se laissent pas vaincre facilement.

et cela explique surement le degré de « désirabilité  » que représentent même pour les « amateurs » ces sommets stupéfiants (1)

  • Puis l’histoire ! :

les premiers explorateurs de la région furent des chiliens bien sur : « l’éclaireur » chilien Santiago Zamora, puis Tomas Rogers, Carl Skottsberg..suivis du grand explorateur norvegien Otto Nordenskjöld – qui donna son nom à un grand lac du Parc, et du prêtre silésien Alberto de Agostini (son nom fut conservé pour la tour la plus haute des 3 des 3 Torres porte son nom) ;

Le domaine fut déclaré PARC NATIONAL en 1959

La première ascension a été réalisée en 1957 par les italiens Jean Bich, Leonardo Carrel, Toni Gobbi, Camillo Pelissier et Pierino Pession, par la face Sud Est ;

la tour Centrale par Chris Bonnington et Don Whillans , et la Tour Sud par Armando Aste en 1963.


Aussi extraordinaire que cela puisse paraître, entre 1963 et 2000, ce sommet, le plus haut et le plus massif du Parque Nacional de las Torres del Paine, n’a reçu aucune visite.

« Si nous joignons la difficulté et les mauvaises conditions météo qui ont toujours lieu sur cette face, il s’agit peut-être de l’un des Big Walls les plus durs au monde. On a besoin de beaucoup de chance, de beaucoup de persévérance pour demeurer pendu au mur sans s’envoler et bien sûr, que la météo accompagne. »

Ainsi s’exprimait en 2006 le vétéran anglais Mike Turner qui tentait pour la 2ème fois l’ascencion de l’une des « parois non-gravies, les plus désirées de la Patagonie »,

Tour centrale des Torres del Paine – 2800 m (2730 ?)m

C’est lui qui en 2003, avec une cordée britannique -, Jerry Gore, Calum Muskett et le cameraman français Raphael Jochaud sont parvenus à ouvrir cette grande voie de 900m, première voie sur cette paroi, qui parcourt la face sud-est de la Tour Sud du Paine, l’une des plus désirées de la Patagonie et jamais escaladée auparavant. (*)

(*) malgré la descente d’urgence : une fois escaladée la paroi de 900m de hauteur au complet, lorsqu’ils n’avaient plus que 100 mètres de terrain mixte facile à franchir pour atteindre le sommet, ils ont dû vite descendre à cause de la tempête patagonique qui s’est déchaînée avec des vents allant jusqu’aux 150 km/h. Finalement ils sont restés 3 semaines sur le paroi)

Puis 2006 avec Stuart McAleese une autre tempête provoqua leur abandon quand il ne leur restait plus que 300 mètres à parcourir jusqu’à la fin du mur. Ceci est cependant très habituel en Patagonie à cause des conditions climatiques extrêmes..

(1) Définition du « Big Wall » selon Jean Christophe Lafaille : « Ce terme employé tout d’abord pour les parois du Yosemite, s’applique désormais à  toutes les faces d’exception (…) La technique d’ascension a dû s´adapter à  la nécessité d’emporter du matériel de bivouac: le premier grimpe comme en falaise, sans sac ; arrivé à  son relais, il installe une corde fixe que le second remonte au jumar. Une autre corde permet de treuiller les sacs.

Photo VPapillard 16.01.20

(2) Côté argentin, (Fitz Roy), l’un d’entre eux tenta même d’usurper le nom de « premier alpiniste  » pour s’attirer la gloire ..; c’est dire le degré de motivation et « d’envie »..

Un avis sur « Le Parque Nacional « TORRES DEL PAINE », les 3 Tours : un peu d’histoire ! »

  1. Quelle belle poésie ma chère VERO ! Bravo … Si les montagnes de la terre de feu sont aussi belles que le Grand Canyon alors tu auras vu deux fois les plus beaux paysages du monde sans doute !!! Tant mieux , encore un voyage réussi en dépit de ta solitude … Tu partages avec nous et c est super pour tous tes followers !!! Je t embrasse Édouard

    Envoyé de mon iPhone

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