PUNTA ARENAS ! : DES 40 èmes RUGISSANTS aux 50 èmes HURLANTS !

De PUERTO NATALES à PUNTA ARENAS = des 40èmes RUGISSANTS aux 50 èmes HURLANTS ! (240 km)

  • 40èmes RUGISSANTS : entre 40 et 50ème parallèles : fin PUERTO NATALES
  • 50 èmes HURLANTS = entre 50ème et 60 ème parallèles : début PUNTA ARENAS
  • (Et le CAP HORN est au 55 ème parallèle)
Photo VP fevrier 2020

PUNTA ARENAS : au centre de cette carte : le « dernier » grand port du SUD EXTRÊME, au bord du Détroit de Magellan.. !

… Quand on pose le pied à PUNTA ARENAS on sait que l’on approche du bout monde ! ( : dernière étape avant le CAP HORN !)

Photo VP 28.01.20

Les 240 km de forêts désolées, d’arbres couchés ou de steppes désertiques qui séparent Puerto Natales de PUNTA ARENAS  préparent à cette étape 

Mais c’est sur la côte « la Costanera» (front de mer), fouettée par les vents d’Ouest que je me suis sentie …presque toucher la « fin » du monde ! 

28 janvier 2020 – Photo VP 28.01.20
Dans le port de PUNTA ARENAS -Photo VP 30.01.2020

Avant l’ouverture du canal de Panama en 1914, ce fut le principal port pour la navigation entre les océans Atlantique et Pacifique car les navires y étaient préparés pour le difficile passage du cap Horn. Source Wikipedia.

PUNTA ARENAS d’abord nommé Sandy Point par le navigateurs entre 1669 et 1671, obtient son nom actuel le 18 décembre 1848 lors de sa fondation officielle par le gouverneur José de los Santos Mardones.

 J’ai du mal à imaginer comment, après de multiples tempêtes essuyées en Atlantique et le long des côtes, Magellan et ses navires (combien en restait-il alors sur les 5 ?) trouvèrent abri le long de cette plage sablonneuse  – d’où son nom : punta = pointe, arenas = sables). ;

Dans ce détroit qui parait protégé, Magellan, puis Drake, Darwin, et les nombreux navigateurs qui suivirent sa route trouvèrent -t-ils là la paix pour quelque temps ? 

Hommage à
MAGELLAN sur la Grand place de PUNTA ARENAS – Photos VP 28.01.20

Car j’en témoigne !  ici, encore plus fortement qu’à Puerto Natales, les vents vous clouent sur place (ou vous font décoller !!) lorsque des tempêtes subites et violentes surprennent entre 2 accalmies

Ce mercredi, sur le quai, avec 4 autres piétons,  il nous a fallu créer une « chaîne humaine » pour tenir debout et résister au vent furieux qui s’est levé en 5 minutes ! ce fut un incroyable spectacle sur l’eau du Détroit hérissée de moutons géants (plusieurs mètres de haut !) 

Dommage j’ai perdu l’appareil photo (une autre histoire 😢😢😢😢😢!) 

A mon retour du Sud je prendrai le temps de regarder les peintures murales (trompe -l’oeil) le long de ce quai (voir article veroautourdumonde.com : « PUNTA ARENAS le retour » : mon adieu au Sud !)

Arrivée avant la nuit à « mon » Hostal «Fin del Mundo»,

tout un symbole !, dans son état de vétusté, de désolation .., un intérieur tellement sombre que je n’ai même pas pris de photos (le petit déjeuner se prenait dans la grande salle du rez de chaussée à la lumière électrique..), et pour échapper aux courants d’air j’ai du « essayer » 3 chambres différentes ! Outre l’accueil sympathique et serviable du patron, quelques avantages XX cet Hostal muni d’une cuisine et d’une grande véranda (avec billard ah ah !), est très bien situé en ville, près du quai, et pas loin du centre ville ..

Ce matin, « premier pied posé sur le trottoir », les rayons du soleil m’ont fait vite oublier ce décor.., je pars « à la rencontre » de la ville ; ah comme j’aime ces « tous premiers moments, premiers matins, dans une ville inconnue, lorsqu’on sait que l’on va encore s’enrichir d’images, de cultures, de rencontres !! c’est chaque fois un grand moment d’émotion.. Que vais-je découvrir ? La ville va-t-elle être « conforme » aux textes et photos des guides de voyage.., blogs internet et récits des amis ?

La photo ci-dessous ne rend qu’à peine l’ambiance tonique et chaleureuse qui règne dans la ville quadrillée et plate comme Puerto Natales, balayée encore davantage par les vents et les averses brutales qui tombent tous les quarts d’heure d’un ciel que de ma vie je n’ai vu aussi chargé de nuages énormes, violets, noirs, épais, menaçants, pesants ! (1) 

Photos VP 28.01.20

Apparemment ce climat attira pourtant des éleveurs de bétail qui importaient et firent prospérer, au point de développer ici des fortunes colossales ! Les tisserands, marchands prirent la suite .. ; 

En témoignent les maisons cossues (ici en pierre grises et imposantes !) de la ville ! .. 

Photo VP 28.01.20

Ci-dessus la maison de Sara Braun, sur la Grand Place.

Sara Braun, (1862-1955) était une femme d’ affaires chilienne née en Lettonie , émigrée avec sa famille de l’ Empire russe pour échapper aux persécutions en raison de leur héritage juif ; avec son mari portugais, magnat du transport maritime, ils construisirent un empire commercial en Patagonie.

Après sa mort, elle devint l’une des premières femmes à diriger une entreprise dans la région. Avec l’aide de son frère elle se lança dans l’élevage de moutons ; ils créèrent ensemble, en 1893, la Sociedad Explotadora de Tierra del Fuego (Société pour l’exploitation de la Terre de Feu) et developpèrent une société monopolistique qui contrôlait la production ovine dans la région et influençant ainsi considérablement le développement du Sud du Chili. Source Wikipedia

XXX à compléter a Paris le 22.11.20 – Photo VP 28.01.20

Photos VP 28.01.20

3 jours durant, j’arpente les grandes avenues bordées d’imposants immeubles construits au début du XXème,

Photo VPapillard 28.01.20

En fin de matinée, en route pour l’étonnant grand cimetière de la ville, – 4 ha ! -,où les tombes imposantes côtoient de plus modestes..

Les premières familles aisées de Punta Arenas affichaient leurs richesses avec des tombes spectaculaires.

Impressionnant cimetière ! Photo VP 28.01.20

Photos VP 28.01.20

Pour les plus modestes dont les familles ne peuvent offrir à leurs proches d’aussi somptueuses pierres tombales, des sépultures « empilées » forment le mur du fond du cimetière.

A deux pas de là, la tombe de « l’INDIEN INCONNU », (Indiecito desconocido), rend hommage aux tous les indigènes disparus au cours de la colonisation..

Des familles viennent ici se recueillir. En mémoire des Telueches et Onas (Selk’mans) de Terre de Feu qui furent exterminés par les colons pour que leurs moutons paissent en paix, ils déposent un bouquet de fleurs au pied de la statue.

Punta Arenas:Monument à l'Indien Inconnu
Photo « communauté.géo.fr »

Le nombre d’ex-votos qui l’entourent laisse croire aux pouvoirs miraculeux de cet Indien Ona.

Photo VP 28.01.20

Pas loin du cimetière, et à côté de l’église, le « musée Salésien » : créé par le père salésien Maggiorino Borgatello en 1893, ce musée est riche de précieuses cartes, documents, témoignages (dont des documents concernant de Alberto Agostini, salesion de l’ordre de Don Bosco, qui fut tout à la fois un explorateur, un écrivain, un photographe, un géographe et un ethnologue ; une plaque à sa mémoire figure à Puerto Natales)

On y apprend beaucoup sur les peuples natifs de Patagonie : Tehuelche, Yamanas (ou Yaghan), Kawasqár (Alakalufe), Selk’nam (Onas)… : leur vie dans les conditions extrêmes du Sud avant que les Occidentaux ne décident de les en déloger (voir article suivant veroautourdumonde.com).

Photos VP 28.01.20

En brun foncé sur cette carte, la population TELHUECHE ; en bas de cette zone brun foncé la région de PUNTA ARENAS.

La flore et la faune locales sont aussi très bien représentées dans ce musée.

Entre deux très sévères averses, (1) je termine ma promenade du jour dans les « hauts de la ville » ; j’y découvre une mosaïque géante qui rend hommage à une des dernières femmes TEHUELCHE… (Population native de la région de Punta Arenas, voir carte du musee des Salésiens )

Photos VP 28.01.20

à Punta Arenas, vivaient LES TEHUELCHES (voir article suivant veroautourdumonde.com)

Et puis, à PUNTA ARENAS quand le vent souffle fort, une pause s’impose… On se réfugie alors dans les petits restaurants et chaleureux cafés de la ville, et ici on aime cuisiner ! : la ville « abrite » d’excellents restos où on déguste du crabe géant, spécialité locale.,

Photos VP 28.01.20

ou bien, pour moi encore meilleur, du poisson frais grillé, au premier étage du Marché municipal couvert ; j’y ai fait un festin.. ! (de crabe aussi j’avoue !) : entrée, plat, dessert ! ..

Photos VPapillard 30.01.20

et dans les cafés du centre ville, on se régale… :

Au Café Tapiz, sur l’avenue qui descend vers le quai..(Av.Presidente Julio A.Roca) – Photos VPapillard 30.01.20

Photo VP 30.01.20

de délicieuses pâtisseries ! 😀😜

(1) Hier, après la brève tempête qui cloua tous les bateaux au port, j’arpentais les rues avant qu’un véritable déluge s’abatte sur la ville ! La chance !,  je me trouvais alors devant poste qui m’abrita .. un bon moment ! (heureusement c’est hier que j’ai navigué dans le Détroit jusqu’à l’Isla Magdalena l’île aux Pingouins !! (voir article)

(2) KAWESKARS, YAGHANS, TEHUELCHES…

6 commentaires sur « PUNTA ARENAS ! : DES 40 èmes RUGISSANTS aux 50 èmes HURLANTS ! »

    1. J’ai aussi un peu de retard ds mon blog .Suis allée jusqu’au bout du monde la semaine dernière (dernier village avant le cap HORN 😉!) et revenue à USHUAIA ce soir (Argentine ) pour quelques jours !
      Bizzz du Sud !
      Vero

      J'aime

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